Parfums et Haute-Couture : une singularité parisienne

© Crédit photo : Irène de Rosen

Le lien entre la mode et le parfum a toujours été très fort. La preuve. Les Grandes Maisons ont toujours, depuis leur naissance à Paris, marié créations olfactives et collections Haute-Couture.  Le Grand Musée du Parfum, situé au Faubourg St Honoré, nous embarque direction les années folles. Voyage de couturier en couturier pour découvrir les senteurs qui constituaient les années 20.

Parfum de Rosine – Paul Poiret (1925)

« Cette robe vous va à merveille, mais une larme de mon parfum sur l’ourlet et elle vous ira à ravir », disait Paul Poiret. Pionnier dans l’univers de la parfumerie, le couturier s’y lance en 1911. Il nous emmène de création en création dans un monde aux inspirations orientales comme en témoigne les noms de ses élixirs Nuit de Chine, Le Minaret ou Aladin.

Pao Pê – Maurice Babani (1919)

Comme son prédécesseur Paul Poiret, le styliste évoque des influences orientales en fabriquant de magnifiques kimonos, caftans ou saris tout au long de ses collections. Ses parfums s’inscrivent dans la même lignée pour rester fidèles au style de la Maison.

N°5 – Gabrielle Chanel (1921)

Le N°5 de Chanel, imaginé par Ernest Beaux, est sûrement le parfum le plus connu et reconnu dans le monde entier. Il fait l’identité de la Maison de Couture et est réinterprété très régulièrement. Le flacon est sobre contrairement aux autres créations de l’époque, et reste inchangé malgré le temps qui passe.

Dans la Nuit – Jean-Charles et Jacques Worth (1924)

Affaire familiale, Jean-Charles et Jacques, petits-fils de fondateur de la Maison de Mode Worth, reprennent les rênes. A cette occasion, ils créent le premier parfum signé du nom du « père de la Haute-Couture » : Dans la Nuit.

Fête – Edward Molyneux (1962)

Tout a commencé en 1925, la Maison Molyneux s’introduisait sur le marché de la parfumerie, en plus de la mode. Pari fou à l’époque, Edward a voulu ancrer les codes du style britannique dans la mode française.

Ensemble de flacons – Lucien Lelong (1930)

Après la guerre, Lucien Lelong rachète la Maison de Couture de ses parents. Grâce à une affaire prospère, il se permet de lancer 27 parfums entre1926 et 1958. Les flacons sont signés Lalique.

Arpège – Jeanne Lanvin (1927)

 

1925 : création de la Maison de Parfumerie Lanvin et du premier parfum My Sin. Jeanne Lanvin ne s’arrête pas là et continue dans sa lancée en imaginant, aux côtés de Paul Vacher et André Fraysse, Arpège en hommage à sa fille.

Joy – Jean Patou (1930)

Au lendemain de la crise de 1929 et du crash de Wall Street, Jean Patou offre un élixir mêlant jasmin et rose. Il est surnommé « Joy, le parfum le plus cher au monde » et sera vendu comme un « antidote à la déprime et au pessimisme ».

Shocking – Elsa Schiaparelli (1937)

Après le rose shocking typique de la Maison de Couture Schiaparelli, la créatrice sort son tout premier parfum du même nom. Chaque flacon est conçu comme une sculpture.

Diorissimo Cologne – Christian Dior (1961)

Après la première collection de mode de la Maison, le couturier Dior s’attaque au monde de la parfumerie en présentant dès 1947 son premier parfum Miss Dior. Trois autres parfums suivront : Diorama, Eau de Cologne Fraîche et Diorissimo (ci-contre).

Le Grand Musée du Parfum, 73, rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 Paris, www.grandmuseeduparfum.fr   

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